24/06/2009

Cinéma 2009

Films 2009Ma Sélection de l'Année

Pour prolonger le bilan de l'année dernière, sans attendre fin décembre pour un récapitulatif global, voici la liste des films que je recommande (ou pas) au fur et à mesure de mes visionnages.

> Les indispensables (à voir absolument):
. "Brendan et le Secret de Kells" de Tomm Moore.
. "The Chaser" de Hong-Jin Na.
. "Departures" de Yojiro Takita.
. "Frozen River" de Courtney Hunt.
. "Lascars" d'Albert Pereira-Lazaro.
. "Millenium" de Niels Arden Oplev.
. "Morse" de Tomas Alfredson.
. "Slumdog Millionaire" de Danny Boyle.
. "Tulpan" de Sergey Dvortsevoy.
. "Watchmen" de Zack Snyder.

> Les recommandables (à ne pas rater, si possible):
. "24 City" de Jia Zhang-Ke.
. "Amerrika" de Cherien Dabis.
. "Le Bal des Actrices" de Maïwenn.
. "Boy A" de John Crawley.
. "Che: l'Argentin" de Steven Soderbergh.
. "Che: Guerilla" de Steven Soderbergh.
. "Des Idiots et des Anges" de Bill Plympton.
. "Eden à l'Ouest" de Costa-Gavras.
. "El Niño Pez" de Lucia Puenzo.
. "Erreur de la Banque en votre Faveur" de Gérard Bitton et Michel Munz.
. "Espion(s)" de Nicolas Saada.
. "L'Etrange Histoire de Benjamin Button" de David Fincher.
. "Evangelion 1.0" de Hideaki Anno.
. "Fais-moi Plaisir" d'Emmanuel Mouret.
. "Une Famille Brésilienne" de Walter Salles.
. "Gerboise Bleue" de Djamel Ouahab.
. "Good Morming England" de Richard Curtis.
. "Gran Torino" de Clint Eastwood.
. "Harvey Milk" de Gus Van Sant.
. "Le Hérisson" de Mona Achache.
. "Il Divo" de Paolo Sorrentino.
. "Jaffa" de Keren Yedaya.
. "Let's Make Money" de Erwin Wagenhofer.
. "Monstres contre Aliens (3D)" de Conrad Vernon et Rob Letterman.
. "Les Noces Rebelles" de Sam Mendes.
. "Ponyo sur la Falaise" de Hayao Miyazaki.
. "La Première Etoile" de Lucien Jean-Baptiste.
. "Revanche" de Götz Spielmann.
. "Le Sens de la Vie pour 9.99$" de Tatia Rosenthal.
. "Soeur Sourire" de Stijn Coninx.
. "Still Walking" de Hirokazu Kore-Eda.
. "Sword of the Stranger" de Masahiro Andô.
. "Terminator Renaissance" de McG.
. "Tokyo Sonata" de Kiyoshi Kurosawa.
. "Les Trois Singes" de Nuri Bilge Ceylan.
. "United Red Army" de Koji Wakamatsu.
. "Volt" de Chris Williams et Byron Howard.

> Les pas mauvais (à voir éventuellement):
. "Chéri" de Stephen Frears.
. "Coco avant Chanel" d'Anne Fontaine.
. "Dans la Brume Electrique" de Bertrand Tavernier.
. "L'Enquête" de Tom Tykwer.
. "Envoyés Très Spéciaux" de Frédéric Auburtin.
. "Joy Division" de Grant Gee.
. "Looking for Eric" de Ken Loach.
. "Un Mariage de Rêve" de Stephan Elliott.
. "Miss Pettigrew" de Bharat Nalluri.
. "Push" de Paul McGuigan.
. "Religolo" de Larry Charles.
. "Star Trek" de Jeffrey J. Abrams. 
. "Walkyrie" de Brian Singer.

> Les déceptions (à éviter):
. "OSS117: Rio ne répond plus" de Michel Hazanavicius.

> Les catastrophiques (à oublier):
. rien pour l'instant, mais j'essaie d'éviter les nombreux navets en tête du box-office.

Rappel: la sélection 2008 est .

Par ailleurs, dans les semaines à venir, j'envisage d'aller voir:
. "Nous Resterons sur Terre" de Pierre Barougier et Olivier Bourgeois.
. "Coraline" d'Henri Selick.
...

14/06/2009

Angleterre du Nord-Est (Danelaw)

De la Bretagne romaine et le Danelaw à l'Angleterre Victorienne.

Souvent perçue comme une entité unique, l'Angleterre est la fusion de régions aux peuples, langues et coutumes assez diverses. D'abord celte et (superficiellement) unifié par les Romains, de Londinium jusqu'au Mur d'Hadrien, le pays se retrouve éclaté à partir du 5-ième siècle entre diverses zones d'influences germaniques (anglesjutessaxons, frisons, ...). C'est l'époque de la célèbre épopée de Beowulf. Le Nord-Est de l'Angleterre, aux origines danoises et norvégiennes, perd de son influence, et passe sous le contrôle des saxons du sud-ouest.
Aux royaumes anglo-saxons succèdent la conquête franco-normande et les massacres qui dévastèrent durablement le Nord. Si les monastères se développent en même temps que l'élevage, les mines et le commerce, les guerres (de Cent Ans, des 2 Roses) et la peste entrainent une nouvelle récession. La dynastie des Tudors favorise la révolution industrielle et culturelle anglaise, mais vide les monastères à la suite du schisme anglican. Après la parenthèse de Cromwell, la maitrise maritime et les colonies d'outre-mer entrainent une période d'expansion sans pareille qui culmine sous le règne de Victoria. L'ouest du Yorkshire voit alors l'apparition des soeurs Brontë qui marquent durablement la littérature anglaise.

Région industrielle spécialisée dans le textile et la sidérurgie, le Nord-Est a beaucoup souffert économiquement au 20-ième siècle. Mais sa relative désaffection a permis une très bonne conservation de ses nombreux vestiges romains et médiévaux, ses abbayes et cathédrales, ses châteaux (normands et anglais), ses jardins et sites naturels. Les fantômes y prolifèrent naturellement, grâce aux nombreuses invasions, guerres civiles et autres morts violentes. Aujourd'hui encore, les décors superbes de la régions servent l'imaginaire d'auteurs tels que J.K.Rowling. Quand aux cités ouvrières déprimantes de la région, elles ont donné naissance à nombre de groupes musicaux parmi les plus importants, ou à des films qui ont marqué leurs spectateurs dans le monde entier.

Circuit: Londres, Cambridge, Ely, Lincoln, York (cathédrale gothique), Castle Howard, Fountains AbbeyStudley Royal Park, Harewood House, Durham (cathédrale anglo-normande), Housesteads, Haworth (musée Brontë), BuxtonPeak District, Sheffield, ChesterfieldChatsworth, Londres.

 

Angleterre en Relief

Quelques informations complémentaires ci-dessous.

Bibliographie:
. "Guide Grande Bretagne" (Petit Futé).
. "Les Hauts de Hurlevent" d'Emilie Brontë (Livre de Poche).
. "Jane Eyre" de Charlotte Brontë (Livre de Poche).
. "Harry Potter" de J.K.Rowling (Folio).

Cinématographie:
. "Alfred le Grand, Vainqueur des Vikings" de Clive Donner (1969).
. "Billy Elliot" de Sephen Daldry (2000).
. "The Navigators" de Ken Loach (2002).
. "Tournage dans un Jardin Anglais" de Michael Winterbottom (2005) d'après Laurence Sterne.
. "This is England" de Shane Meadows (2006).
. "La Légende de Beowulf" de Robert Zemeckis (2007).

Discographie:
. "Wuthering Heights" de Kate Bush (1978).
. "Non Stop Erotic Cabaret" de Soft Cell (1981).
. "The Original Sound Of Sheffield '83-'87" de Cabaret Voltaire (best-of).
. "Hysteria" de Human League (1984).
. "First and Last and Always" de Sisters of Mercy (1985).
. "Tubthumping" de Chumbawamba (1997)
. "Catalogue" de Moloko (best-of).

Infos - Web:
. Sur Wikipedia et WikiTravel.
. Sur le site de Visit England et "Visit NorthEastEngland".
. Dossier Angleterre ancienne sur le site de "l'Université Canadienne de Laval".
. L'Histoire de l'Angleterre sur ImagoMundiHist-Europe et TerresContées.
. Informations pratiques chez EasyVoyage, LeRoutard, LonelyPlanet, EuropaPlanet.
. Cartes et documents sur LexiLogos et Mappery.
. Sites sacrés anglais sur Eastern CathedralsSacred Destinations, Sacred Sites, Seeking the Sacred et Haunted Britain.
. Le Mur d'Hadrien sur les sites de l'Université Lille3 et d'Odyssey.
. Dossier "Haworth et les soeurs Brontë" (en pdf).
. Sites sur le 'Brontë Country' : BronteCountry, VisitBronteCountry, BronteInfo et CastlesAndGardens.
. Poudlard : les lieux de tournages sur VisitBritainLaGazetteDuSorcier et LaFéeCaroline.
. Les lieux de tournages du Da Vinci Code, Orgueil et Préjugés.

Photoramas:
. "York 2004 de Mélanie", "Northern England d'Arnold", "Angleterre2008 de Bernard", "Cambridge 2009 de Charles", "York 2009 de Marie" sur PicasaWeb.
. Mes propres photos sur PicasaWeb (à mon retour).

Carte de l'Angleterre Danoise et Saxone:

Carte Angleterre Danoise (Cliquez pour agrandir)

24/05/2009

Théatre de la Ville 2009 (Paris)

Théatre de la VilleLe Roi est Mort, Vive le Roi ?

 

La saison 2008/2009 du Théatre de la Ville s’achève avec un bilan assez mitigé.

Si du point de vue théâtral, d’incontestables réussites (Mefisto fo Ever, Wolskers, Le Retour au Désert, Madame de Sade, Blackbird, Regarde Maman, …) ont voisinés quelques déceptions (Atropa, Le Soleil Ni la Mort, …), la programmation Danse a été beaucoup plus contestable, et contestée.
Dans ce que j’ai vu, hormis les reprises et les danseuses classiques (Inde, ...), on va du simplement correct (Wayn Traub un peu fatigué, Marie Chouinard un peu confuse, Akram Khan un peu perdu, ...) au franchement mauvais (Alain Platel, Jan Fabre, Boris Charmatz, Emio Greco, Maguy Marin, ...). Ce n’est pas très glorieux pour la scène franco-belge.

 

La saison prochaine sera-t-elle meilleure ? J’ai comme un doute... 

Comme l’année dernière, la présentation aux abonnés (mercredi 20 mai) a fait la part belle à la Danse, et surtout au Théâtre. Les Musiques du Monde, et plus encore le Classique, ont été sacrifiés par Emmanuel Demarcy-Mota dont ça n’est visiblement pas la tasse de thé. On regrettera décidément le départ de Gérard Violette.

Coté programmation, on prend les mêmes que d’habitude plus les favoris de EDM dans ses précédentes affectations. La volonté d’ouverture vers les Arts de la Scène européens se fait semble-t-il au détriment de l’Amérique du Nord.
Le soutien inconditionnel affiché envers la « création » se traduit par un chèque en blanc fait à certains « auteurs » contemporains, dont on ne juge malheureusement jamais a posteriori le travail, pour voir si les choix effectués étaient pertinents.
On retrouve donc dans le programme les mêmes vieux tâcherons de la saison précédente, qui pourront continuer à faire n’importe quoi sans avoir à se remettre en cause. Tant pis pour les jeunes créateurs européens qui auraient pu avoir besoin d’un coup de pouce pour percer sur la scène parisienne.
Heureusement, on invite un certain nombre d’artistes du Tiers-Monde qui semblent prometteurs. De même, un certain nombre de reprises bien choisies permettront de remplir les salles, et de financer les 90 spectacles programmés, malgré les spectateurs échaudés par les « créations » fumeuses des copains.

L’ouverture vers les enfants (programmes spéciaux, horaires adaptés et ateliers scolaires) et les jeunes générations (tarif réduit pour les moins de 30 ans) est par contre un point à noter et à encourager. Ça permettra peut-être de renouveler le public, dont la moyenne d’âge, étrangers non compris, est plutôt élevée.

 

On regrettera par contre, que l’objectif d’ouverture du théâtre vers le Monde et la création Multimédia, ne s’accompagne pas d’un effort équivalent sur le Web. Pendant 3 heures, on n’a pas une seule fois entendu le mot Internet. Pour toute information, on était prié de se reporter à la brochure papier, ou, audace extrême, à une présentation vidéo qui doit tourner en boucle sur une télé dans le hall d’accueil du théâtre. Comment expliquer un si grand écart entre les buts affichés et les moyens employés ?

On trouvera bizarre également de qualifier d’« absolument nouveau » le travail de la compagnie Teatro Cinema, alors qu’elle se situe manifestement dans la grande tradition du benshi japonais ou d'une compagnie comme le "Teatro de Ciertos Habitantes". Ça parait assez hallucinant pour l’équipe chargée de diriger une des plus grandes salles parisiennes.




Dans la programmation à venir, j'aurai tendance à recommander:

Théatre/Opéra:
. "L'Opéra de Quat'Sous" (1928) de Bertolt Brecht et Kurt Weill, par le Berliner Ensemble, du 15 au 18 septembre 2009, et du 1 au 4 avril 2010.
. "I went to the House but did not enter" de Heiner Goebbels, avec le Hilliard Ensemble, du 23 au 27 septembre 2009.
. "Sin Sangre" par la compagnie TeatroCinema, du 14 au 19 décembre 2009.
. "Casimir et Caroline" (reprise) de Odon von Horvath, par Emmanuel Demarcy-Mota, du 19 au 24 janvier 2010.
. "Amphitryon" de Molière, par Bérangère Jannelle, du 27 janvier au 12 février 2010.
. "Tori no tobu takasa" d'après "Par Dessus Bord" de Michel Vinaver, par Arnaud Meunier, du 15 au 20 février 2010.
. "Richard II" de Shakespeare, par le Berliner Ensemble, du 8 au 11 avril 2010.
. "Pâvakathakali", marionnettes traditionnelles du Kerala, du 19 au 24 avril 2010.

Danse:
. "Rosas danst Rosas" (1983) par Anne Teresa De Keersmaeker, du 23 au 29 octobre 2009.
. Création 2009 par la compagnie Lia Rodrigues, du 25 au 28 novembre 2009.
. "Tempest: Without a Body" par Lemi Ponifasio et la Mau Company, du 27 au 30 janvier 2010.
. "Dance" (1979) de Lucinda Childs, par le Ballet de l'Opéra National du Rhin, du 14 au 17 avril 2010.
. Création 2010 par Sankai Juku, du 26 avril au 4 mai 2010.
. "Beautiful Thing" par Padmini Chettur, du 3 au 5 mai 2010.
. "Bare Soundz" (Tap Dance) par Savion Glover, du 9 au 13 juin 2010.

Concerts:
. 17 Hippies (Allemagne), le 14 novembre 2009, pour l'anniversaire de la chute du Mur de Berlin.
. Renata Rosa et les polyphonies indiennes Kariri-Xoco (Brésil), le 25 novembre 2009.
. En Chordais (Grèce), le 2 décembre 2009.
. Altan (Irlande), les 8 et 9 janvier 2010.
Bunun et Piuma (Taiwan), le 23 janvier 2010.
. Sur la route de Gengis Khan (Mongolie), les 6 et 7 février 2010.
. Majorstuen (Norvège), le 27 mars 2010.
. Musique du Toit du Monde (Tadjikistan, Afghanistan, Pakistan), les 29 et 30 mai 2010.

> La brochure du programme est déjà disponible en pdf.

23/05/2009

Bonté Divine!, de Louis-Michel Colla et Frédéric Lenoir

Bonté DivineNourritures Spirituelles et Crise de Foi.

 

Un curé, un rabbin, un imam et un moine bouddhiste sont dans un bateau. Dieu tombe à l’eau. Qu’est ce qui reste ? Tel est en gros le thème de cette pièce, mélange de comédie et de réflexion philosophique, écrite par Louis-Michel Colla et Frédéric Lenoir, et menée de main de maître par Roland Giraud.

 

En posant les questions qui fâchent, la première partie permet de resituer le débat et d’évacuer les controverses sur lesquels se focalisent malheureusement les intégristes et les médias. Très consensuelle, chacun peut se voir conforter dans ses opinions sans se sentir obligé de critiquer celles de son voisin.

 

Heureusement, la deuxième partie vient mettre un peu de piquant dans l’ensemble. En multipliant les petites vacheries, les aphorismes, les histoires ‘drôles’, chacun souligne en se moquant des particularismes idiots de chacun de ses confrères ou de ses propres coreligionnaires (protestants, autres traditions bouddhistes, …). Néanmoins, la critique est équilibrée, soulignant surtout la prétention à l’universalité, la place inférieure des femmes, le dogmatisme des règles. Malgré tout, la cohérence globale des 3 religions du Livre n’en est que plus évidente, malgré leurs petites différences dues aux causes politiques ou aux vicissitudes de l’Histoire. Il est par contre dommage que le rôle du moine Theravada soit plus fade que celui des 3 autres. Malgré quelques aphorismes bien envoyés [*], il est trop souvent passif face aux autres, l’essentiel de la doctrine, à l’exception des "4 Nobles Vérités", étant le plus souvent exprimé par un des autres protagonistes. D’où quelques approximations un peu trop expéditives.

 

La crise existentielle du prêtre permet toutefois de remettre l’Homme à sa place. Quelques soient les règles professées, il y a souvent un abîme entre la théorie et la pratique. Combien de religieux seraient prêts à mettre en jeu leur vie, qu’il prétendent pourtant éternelle, pour prouver la réalité de leurs dires ? Les personnages de la pièce sont surtout formatés par leurs dogmes, plus que par leurs principes moraux. Mesquinerie, calculs, égoïsme, lâcheté, sont plus sûrement répandus que l’altruisme, la générosité et la compassion. Heureusement le twist final permet à chacun de retrouver le droit chemin.

 

L’épilogue est finalement très sympathique : l’amour et l’amitié valent mieux que les différents idéologiques et les querelles religieuses. Une profession de foi œcuménique, apparemment partagée par le public, qu’on aimerait plus souvent retrouver en dehors des salles de spectacles.

 

[*] Notamment le très beau : « Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des Sages » dont l'auteur est en fait Barbey d'Aurevilly (tout vrai bouddhiste sait que le 'bonheur' est une notion aussi égoïste, fugace et illusoire que le 'plaisir').

 

Note: 7/10

 

Compléments :
> Le spectacle sur les sites du Théâtre de la Gaité-Montparnasse et de Frédéric Lenoir.
> Les analyses et critiques de Les3Coups, CritikArtPremièreLeParisien, LaCroixLaVoixDu14ième, Critikator, BlissInTheCity, Antipode.

22/05/2009

Beautés Divines (Espace des Arts Mitsukoshi)

Beautés DivinesFemmes Fleurs Epanouies.

 

Ce mois ci, démarrage de la nouvelle exposition estivale de l’espace Mitsukoshi-Etoile, consacrée cette fois ci à la peintre Rieko MORITA, pour la première et unique fois hors du Japon. Malgré la crise, il se trouve encore quelques sponsors avisés désireux de faire partager au public la quintessence de l'art traditionnel japonais.

Bien que n'étant pas (pas encore ?) 'Trésor National Vivant', Rieko Morita est une des rares femmes spécialiste du Nihon-ga sur panneaux de bois, et s'est vu décerner récemment l'insigne honneur de décorer 4 panneaux du pavillon résidentiel du temple Rokuon-ji de Kyoto. Ces portes coulissantes en bois de cyprès ont été démontés pour l'occasion et sont la principale attraction de l'exposition actuelle.

 

Outre une sélection de ses dernières œuvres consacrées à la classique 'peinture de fleurs', qui mettent en exergue son exceptionnelle maîtrise technique, on trouvera également des portraits de femmes, plus à même de toucher le public occidental. Faisant montre d'une grande sensibilité, ces tableaux évoquent aussi bien les Maikos du quartier de Gion que les lolitas kawaï de Shibuya ou d'Harajuku, ou d'exotiques danseuses balinaises.

Quelque soit le sujet, on appréciera la mise en scène du modèle dans un décor toujours très floral, avec des arrière-plans très travaillés et les couleurs chatoyantes permises par les pigments minéraux.

En bref, une exposition aussi indispensable à voir que la floraison des cerisiers au printemps dans un jardin japonais.

 

Compléments :
> L'expo sur le site de l'Espace des Arts Mitsukoshi.
> Le site de Morita Rieko et la galerie de ses oeuvres (53 représentées).
> D'autres tableaux de Rieko Morita sur la Galerie Shinseido.
> L'expo sur le web: Agraphes&Fanfreluches, Pigments&ArtsDuMonde, Dandylan, Artscape.

 

Lumières sur la Baie (1996) Rieko Morita