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01/01/2010

Cinéma 2009

Films 2009Ma Sélection 2009

Comme l'année dernière, petit bilan récapitulatif des films vus cette année.

Environ 25% de films vus en plus par rapport à l'année dernière, signe d'une certaine vitalité de la production, et de l'intelligence de programmation de certaines salles (la carte de fidélité Gaumont doit y être aussi pour quelque chose).
Les bons titres se trouvent dans toutes les catégories (hollywoodiens, franchouillards, indépendants, animation, documentaires, ...) avec une diversité géographique assez remarquable.
On notera avec plaisir certains OFNIs venus de pays rarement présents sur nos écrans (Irlande, Suède, Autriche, Australie, Afrique du Sud, Inde, Kazakhstan, ...) ainsi que la confirmation de la vitalité de l'Amérique du Sud et des cinéastes palestiniens.
Mention spéciale pour les documentaires et les films d'animations qui profitent de techniques nouvelles (3D) ou plus accessibles (caméras DV) pour se ré-inventer autour de sujets intéressants et fédérateurs.
Etonnant réveil du cinéma britanique qu'on n'avait pas vu aussi présent depuis longtemps.
Bref, une bonne année. Pourvu que ça dure.

> Les indispensables (à voir absolument):
. "Brendan et le Secret de Kells" de Tomm Moore.
. "The Chaser" de Hong-Jin Na.
. "Departures" de Yojiro Takita.
. "District 9" de Neil Blomkamp.
. "Frozen River" de Courtney Hunt.
. "Lascars" d'Albert Pereira-Lazaro.
. "Mary & Max" d'Adam Elliot.
. "Millenium" de Niels Arden Oplev.
. "Morse" de Tomas Alfredson.
. "Un Prophète" de Jacques Audiard.
. "Slumdog Millionaire" de Danny Boyle.
. "Le Temps qu'il Reste" d'Elia Suleiman.
. "Tulpan" de Sergey Dvortsevoy.
. "Watchmen" de Zack Snyder.

> Les recommandables (à ne pas rater, éventuellement en DVD):
. "24 City" de Jia Zhang-Ke.
. "Adieu Gary" de Nassim Amaouche.
. "Amerrika" de Cherien Dabis.
. "L'Anniversaire de Leila" de Rashid Masharawi.
. "Après l'Océan" de Eliane de Latour.
. "L'Armée du Crime" de Robert Guédiguian.
. "Avatar (3D)" de James Cameron.
. "Le Bal des Actrices" de Maïwenn.
. "Bienvenue à Cadavres-les-Bains" de Wolfgang Murnberger.
. "Boy A" de John Crawley.
. "Capitalism: A Love Story" de Michael Moore.
. "Che: l'Argentin" de Steven Soderbergh.
. "Che: Guerilla" de Steven Soderbergh.
. "Le Coach" d'Olivier Doran.
. "Le Concert" de Radu Mihaileanu.
. "Coraline (3D)" d'Henri Selick.
. "Des Idiots et des Anges" de Bill Plympton.
. "Eden à l'Ouest" de Costa-Gavras.
. "El Niño Pez" de Lucia Puenzo.
. "L'Enfer d'Henri-George Clouzot" de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea.
. "Erreur de la Banque en votre Faveur" de Gérard Bitton et Michel Munz.
. "Espion(s)" de Nicolas Saada.
. "Esther" de Jaume Collet-Serra.
. "L'Etrange Histoire de Benjamin Button" de David Fincher.
. "Evangelion 1.0" de Hideaki Anno.
. "Fais-moi Plaisir" d'Emmanuel Mouret.
. "Une Famille Brésilienne" de Walter Salles.
. "Far North" de Asif Kapadia.
. "Food, Inc" de Robert Kenner.
. "Gens de Dublin" de John Huston (reprise).
. "Gerboise Bleue" de Djamel Ouahab.
. "Good Morming England" de Richard Curtis.
. "Gran Torino" de Clint Eastwood.
. "Harry Potter et le Prince de Sang Mélé" de David Yates.
. "Harvey Milk" de Gus Van Sant.
. "Le Hérisson" de Mona Achache.
. "Il Divo" de Paolo Sorrentino.
. "L'Imaginarium du Docteur Parnassus" de Terry Gilliam.
. "Jaffa" de Keren Yedaya.
. "Joueuse" de Caroline Bottaro.
. "Julie et Julia" de Nora Ephron.
. "Là-Haut (3D)" de Pete Docter et Bob Peterson.
. "Let's Make Money" de Erwin Wagenhofer.
. "Monstres contre Aliens (3D)" de Conrad Vernon et Rob Letterman.
. "Neuilly Sa Mère !" de Gabriel Julien-Laferrière.
. "Les Noces Rebelles" de Sam Mendes.
. "Pandorum" de Christian Alvart.
. "Panique au Village" de Vincent Patar et Stéphane Aubier.
. "Pas d'Orchidées pour Miss Blandish" de Robert Aldrich (reprise).
. "Ponyo sur la Falaise" de Hayao Miyazaki.
. "La Première Etoile" de Lucien Jean-Baptiste.
. "Public Enemies" de Michael Mann.
. "R.A.S. Nucléaire Rien A Signaler" de Alain de Halleux.
. "The Reader" de Stephen Daldry.
. "Revanche" de Götz Spielmann.
. "La Route" de John Hillcoat.
. "Le Ruban Blanc" de Michael Haneke.
. "Le Sens de la Vie pour 9.99$" de Tatia Rosenthal.
. "Sin Nombre" de Cary Fukunaga.
. "Soeur Sourire" de Stijn Coninx.
. "Le Soliste" de Joe Wright.
. "Sri Lanka National Handball Team" de Uberto Pasolini.
. "Still Walking" de Hirokazu Kore-Eda.
. "Sword of the Stranger" de Masahiro Andô.
. "Le Syndrome du Titanic" de Nicolas Hulot.
. "Terminator Renaissance" de McG.
. "Tetro" de Francis Ford Coppola.
. "The Informant" de Steven Soderbergh.
. "The Proposition" de John Hillcoat.
. "Thirst, Ceci est mon Sang" de Park Chan-Wook.
. "Tokyo Sonata" de Kiyoshi Kurosawa.
. "Les Trois Singes" de Nuri Bilge Ceylan.
. "United Red Army" de Koji Wakamatsu.
. "Les Vacances de M.Hulot" (Réédition) de Jacques Tati.
. "Victoria: les Jeunes Années d'une Reine" de Jean-Marc Vallée.
. "Vincere" de Marco Bellocchio.
. "Volt" de Chris Williams et Byron Howard.
. "Welcome to Dongmakgol" (2005) de Park Gwon-Hyeon (séance spéciale au Centre Culturel Coréen).

> Les pas mauvais (à voir éventuellement):
. "Accident" de Soi Cheang.
. "L'Affaire Farewell" de Christian Carion.
. "Astroboy" de David Bowers.
. "Brüno" de Larry Charles.
. "Chéri" de Stephen Frears.
. "Clones" de Jonathan Mostow.
. "Coco avant Chanel" d'Anne Fontaine.
. "Coco Chanel & Igor Stravinsky" de Jan Kounen.
. "Dans la Brume Electrique" de Bertrand Tavernier.
. "L'Enquête" de Tom Tykwer.
. "Envoyés Très Spéciaux" de Frédéric Auburtin.
. "Inglourious Basterds" de Quentin Tarantino.
. "In the Loop" de Armando Iannucci.
. "Jeux de Pouvoir" de Kevin McDonald.
. "Joy Division" de Grant Gee.
. "Jusqu'à Toi" de Jennifer Devoldere.
. "Little New York" de James DeMonaco.
. "Looking for Eric" de Ken Loach.
. "Loup" de Nicolas Vanier.
. "Un Mariage de Rêve" de Stephan Elliott.
. "Memory of Love" de Wang Chao.
. "Micmacs à Tire-Larigot" de Jean-Pierre Jeunet.
. "Milarepa, la Voie du Bonheur" de Neten Chokling.
. "Miss Pettigrew" de Bharat Nalluri.
. "Numéro 9" de Shane Acker. 
. "Parking" de Mong-Gong Chung.
. "Portrait de Femmes Chinoises" de Yin Lichuan.
. "Push" de Paul McGuigan.
. "Religolo" de Larry Charles.
. "Solomon Kane" de Michael J. Bassett.
. "Star Trek" de Jeffrey J. Abrams. 
. "The Box" de Richard Kelly.
. "Une Affaire d'Etat" d'Eric Valette.
. "Le Vilain" d'Albert Dupontel.
. "Walkyrie" de Brian Singer.

> Les déceptions (à éviter):
. "OSS117: Rio ne répond plus" de Michel Hazanavicius.

> Les catastrophiques (à oublier):
. ouf, j'ai réussi à éviter les nombreux navets qui ont trusté la tête du box-office à grand renfort de matraquage publicitaire.

Rappel: la sélection 2008 est .

Par ailleurs, je ne les ai pas (encore) vu, mais je ne désespère pas de les voir un jour:
. "Kinatay" de Brillante Mendoza.
. "Scènes de Chasse en Bavière" de Peter Fleischmann (reprise).
. "Himalaya, le Chemin du Ciel" de Marianne Chaud.

11/01/2009

Che: l'Argentin (The Argentine) de Steven Soderbergh

Che #1: the ArgentineLa Guérilla Cubaine, Théorie et Pratique.

Après l’excellent "Carnets de Voyage" de Walter Salles (2004), deuxième étape dans la vie de l'icône révolutionnaire qu'est Ernesto 'Che' Guevara.

A la lecture de nombreuses critiques vues ici ou là, je commençais à craindre que le premier volet de ce diptyque ne soit raté, et que l’industrie cinématographique américaine n’ait une fois de plus massacré le récit de la vie d’un des personnages les plus mythiques du 20ième siècle.
Il n’en est rien. Il faut rendre hommage à Soderbergh et à son équipe d’être resté fidèle aux écrits du ‘Che’, sans céder aux pressions de toutes sortes. Inspiré par les propres écrits de Guevara, le film se révèle passionnant de bout en bout, malgré sa relative longueur.
Certes, ce n’est pas un 'film d’action', ce que regrettent apparemment les aficionados des ‘blockbusters’ hollywoodiens. Mais qui de sensé s’en plaindrait.

Les "Carnets de Voyages" s’intéressaient à l’éveil idéologique du jeune médecin, découvrant la misère du sous-continent et l’exploitation de la population par une minorité privilégiée.
"L’Argentin" en constitue le prolongement, décrivant son passage à l’acte et la théorisation de ses actions.
Le ton est plutôt doctoral, alternant les cours théoriques professés à la tribune de l’ONU, lors d’interviews journalistiques, de sauteries mondaines ou de formations de jeunes recrues, avec la pratique du terrain lors d’épisodes dans la Sierra Maestra, puis la région de Santa Clara.
L’aspect du film est donc très didactique, sans être trop scolaire, ce qui semble gêner ses détracteurs. Les mêmes dénigreront sans doute tout autre ‘biopic’ qui ne serait ni une simple évocation filmée, ni une œuvre de propagande (dans un sens ou dans l’autre).

Au delà de la vie du Che, le film parle surtout des conditions d’une révolution réussie, de la nécessité d’une forte implantation locale, de l’impossibilité d’une dictature de se maintenir dans la durée, malgré l’appui de quelque Grand Frère (ici, l’Oncle Sam).
Il aurait pu noircir encore plus la situation locale en en rajoutant sur le régime de Batista, ses accointances avec la Mafia, les nombreux tripots et bordels pour militaires et touristes yankees. Il ne le fait pas.
Pas plus qu’il ne parle de certaines zones d’ombres du Che, régulièrement mises en avant par les anti-castristes pour essayer de le discréditer. Toute guerre de libération a toujours eu des à côtés pas très reluisants, n’en déplaise aux nombreux donneurs de leçons qui ne connaissent pas toujours leur propre Histoire, et sont souvent très complaisants avec les dictateurs de tous bords. On en a eu malheureusement encore de nombreux exemples pendant l’année écoulée (Chine, Proche et Moyen-Orient, Afrique, Russie, …).
Le film est donc plutôt équilibré de ce point de vue là.
Il préfère mettre l’accent sur l’aspect politique et militaire, rappelant que le mouvement castriste était d’abord et avant tout un mouvement anti-impérialiste et anti-colonialiste, qui ne se rapprocha des mouvements communistes que dans un deuxième temps, par pur opportunisme. De nombreuses références à José Marti, héros de l’Indépendance contre le pouvoir colonial espagnol émaillent d’ailleurs tout le début du film.

La photo de KordaFinalement, loin du portrait hagiographique décrié par certains, c’est une belle leçon d’Histoire que devraient méditer ceux qui croient encore pouvoir imposer un nouveau régime de l’extérieur. Les pérégrinations ratées de Guevara au Congo et en Bolivie montrent d’ailleurs qu’on peut se tromper soit même sur les possibilités de déroger aux règles.

L’interprétation de Benicio del Toro mérite en tout cas son prix reçu à Cannes, le reste du casting ne déméritant pas. Une mention particulière à l’acteur incarnant Castro (Demian Bichir), mais également aux nombreux figurants (mexicains ?, portoricains ?) ayant su faire revivre la situation de l’époque.

Vivement le prochain, et nécessairement dernier épisode.
Hasta Siempre, Comandante !


Découvrez Tradicional Habana!


Note : 8/10


Compléments :
> Le site du film.
> Le Dossier Pédagogique de l'Agence Cinéma Education.
> A Lire: "La Guerre de Guérilla" et "Souvenirs de la Guerre Révolutionnaire Cubaine".
> Questions-réponses sur DrapeauRouge.
> Les critiques de CommeAuCinéma, Telerama, Excessif, Fluctuat, KrinEin, AVoirALire, ZéroDeConduite, CritiquesClunysiennes, BlogCulturel, Barberousse, JanAbbie, BebeAlien.

26/12/2008

Bilan Cinéma 2008

Best Of 2008Un An de Salles Obscures

En cette fin d'année, petit bilan traditionnel des sorties cinématographiques.

Les années se suivent et se ressemblent. Pour quelques petits chefs d'oeuvre, malheureusement bien rares, beaucoup de productions industrielles sans saveurs et sans grand intérêt. Même des films a priori intéressants reprennent des thèmes vus et revus, sans apporter grand chose de plus qu'une virtuosité technique ou artistique, sans essayer d'approfondir le sujet ou de l'actualiser. Mondialisation de la production, règne du politiquement correct, manque d'imagination des scénaristes finiront par tuer le cinéma plus surement que le piratage.
Du coup, j'ai finit par ne plus chroniquer que quelques rares films sortant de l'ordinaire et sur lesquels on puisse dire quelque chose d'un peu original.

Pour ceux qui aimeraient néanmoins avoir mes impressions sur les sorties de l'année écoulée, voici une classification sommaire regroupant la liste complète de ce que j'ai vu en salle depuis le 24/12/2007:

> Les indispensables (à voir absolument):
. "Gomorra" de Matteo Garrone.
. "I Feel Good !" de Stephen Walker.
. "Into the Wild" de Sean Penn.
. "Jar City" de Baltasar Kormákur.
. "Johnny Mad Dog" de Jean-Stéphane Sauvaire.
. "Kung Fu Panda" de Mark Osborne et John Stevenson.
. "Mongol" de Sergei Bodrov.
. "No Country for Old Men" des frères Cohen.
. "Tropa de Elite" de Jose Padilha.
. "Les Seigneurs de la Mer" de Rob Stewart.
. "Des Temps et des Vents" de Reda Erdem.
. "Valse avec Bachir" d'Ari Folman.
. "La Visite de la Fanfare" d'Eran Kolirin.
. "The Visitor" de Thomas McCarthy.
. "XXY" de Lucia Puenzo.

> Les recommandables (à louer si nécessaire en DVD):
. "Les Ailes Pourpres" de Matthew Aeberhard et Leander Ward.
. "Appaloosa" d'Ed Harris.
. "La Bande à Baader" de Uli Edel.
. "Bienvenue chez les Ch'tis" de Danny Boon.
. "Bons Baisers de Bruges" de Martin McDonagh.
. "La Cité des Hommes" de Paulo Morelli.
. "Chasseurs de Dragons" d’Arthur Qwak et Guillaume Ivernel.
. "Les Chimpanzés de l'Espace" de Kirk De Micco.
. "L'Echange" de Clint Eastwood.
. "Ezra" de Newton Aduaka.
. "Faubourg 36" de Christophe Barratier.
. "Les Faussaires" de Stefan Ruzowitzky.
. "Les Hauts Murs" de Christian Faure.
. "Iron Man" de Jon Favreau.
. "It's a Free World" de Ken Loach.
. "JCVD" de Mabrouk el Mechri.
. "2 Jours à Tuer" de Jean Becker.
. "Juno" de Jason Reitman.
. "Les Larmes de Mme Wang" de Liu Bingjian.
. "Leonera" de Pablo Trapero.
. "Louise Michel" de Benoît Delépine et Gustave Kervern.
. "2 Lovers" de James Gray.
. "Lust Caution" de Ang Lee.
. "Martyrs" de Pascal Laugier.
. "Mensonges d'Etat" de Ridley Scott.
. "Mesrine: l'Instinct de Mort" et "Mesrine: l'Ennemi Public n°1" de Jean-françois Richet.
. "My Father, my Lord" de David Volach.
. "Opera Jawa" de Garin Nugroho.
. "Peur(s) du Noir" (collectif).
. "Le Plaisir de Chanter" d’Ilan Duran Cohen.
. "Pour Elle" de Fred Cavayé.
. "Redacted" de Brian de Palma.
. "Rendez Vous à Brick Lane" de Sarah Gavron.
. "Le Roi et le Clown" de Lee Jun-Ik.
. "Sagan" de Diane Kurys.
. "Secret Défense" de Philippe Haïm.
. "Séraphine" de Martin Provost.
. "Si Loin" de Tania Hermida.
. "Sleep Dealer" d'Alex Rivera.
. "2 Soeurs pour un Roi" de Justin Chadwick.
. "Sous les Bombes" de Philippe Aractingi.
. "Surveillance" de Jennifer Lynch.
. "La Terre des Hommes Rouges" de Marco Bechis.
. "Les Toilettes du Pape" d'Enrique Fernandes et César Charlone.
. "Tonnerre sous les Tropiques" de Ben Stiller.
. "Un Monde à Nous" de Frederic Balekdjian.
. "Wall-E" d'Andrew Stanton.

> Les bons passe-temps (à voir s'il passe à la télé):
. "Au bout de la Nuit" de David Ayer.
. "Bataille à Seattle" de Stuart Townsend.
. "Braquage à l'Anglaise" de Roger Donaldson.
. "Brave Story" de Kôichi Chigira.
. "Burn After Reading" des frères Cohen.
. "Cleaner" de Renny Harlin.
. "Coluche, l'Histoire d'un Mec" d'Antoine de Caunes.
. "Cortex" de Nicolas Boukhrief.
. "Le Crime est notre Affaire" de Pascal Thomas.
. "The Dark Knight" de Christopher Nolan.
. "Day Watch" de Timur Bekmambetov. 
. "The Duchess" de Saul Dibb.
. "Fleur Secrète" de Masaru Konuma.
. "Française" de Souad El Bouhati.
. "GAL" de Miguel Courtois.
. "Garage" de Lenny Abrahamson.
. "Go Fast" d'Olivier Van Hoofstadt.
. "Hancock" de Peter Berg.
. "Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal" de Steven Spielberg.
. "Mes Amis, mes Amours" de Lorraine Levy.
. "My Name is Hallam Foe" de David MacKenzie.
. "La Momie 3" de Rob Cohen.
. "Musée Haut, Musée Bas" de Jean-Michel Ribes.
. "Sans état d'âme" de Vincenzo Marano.
. "Wanted" de Timur Bekmambetov.

> Les déceptions (à éviter):
. "MR73" d'Olivier Marchal.
. "Phénomènes" de M Night Shyamalan.
. "Sweeney Todd" de Tim Burton.
. "There Will Be Blood" de Paul Thomas Anderson.
. "Vicky Cristina Barcelona" de Woody Allen.
. "X-Files Regeneration" de Chris Carter.

> Les ratages complets (à oublier):
. "La Possibilité d'une Ile" de Michel Houellebecq.

Finalement, on regrette la diminution de la production asiatique (due à la censure chinoise très active pour les JO, à l'apathie du marché au Japon, à la modification de l'environnement réglementaire en Corée, ...) et celle de l'Europe de l'Est qui n'a pas réitéré son coup d'éclat de 2007. Heureusement, de bonnes surprises sont venues de l'Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Equateur) qui confirme son retour en force, ainsi que du Proche-Orient (Israël, Liban) très inspiré par les guerres passées et présentes.
En Europe et aux USA, si de nombreux réalisateurs confirmés ont déçu, d'autres ont montré qu'ils n'étaient pas complètement finis et des petits nouveaux ont fait montre d'un talent prometteur. De quoi envisager l'année à venir avec confiance.

20:00 Publié dans Ecrans Larges | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinema |  Imprimer

04/10/2008

Wolfkers par Guy Cassiers

WolfkersTriptyque du Pouvoir (2): Huis Clos.

"Wolfskers" est inspiré des 3 long métrages d'Alexandre Sokourov ("Moloch", "Taurus" et "Le Soleil") dont je n'avais malheureusement vu que le dernier, leur diffusion ayant été assez confidentielle.
S'il est possible de voir la pièce sans connaitre ces 3 films, il me semble nécessaire de connaître un peu la vie des 3 protagonistes en question, Wolfskers n'en reprenant que quelques scènes clef, sans beaucoup approfondir la psychologie des personnages. Deux autres films récents s'étaient par ailleurs déjà penchés sur le sujet, à savoir "La Chute" d'Olivier Hirschbiegel (également sur les derniers jours d'Hitler) et "Khroustalov, ma voiture" d'Alexeï Guerman (sur la fin de Staline, étrangement semblable à celle de Lénine) tous les 2 éminemment recommandables.

Le but de Wolfskers est de comparer ces 3 destins en même temps sur la même scène, en en soulignant les similitudes, les personnages secondaires étant joués par les mêmes acteurs.
Si ça marche plutôt bien pour Hitler et Lénine, ça a plus de mal à passer avec HiroHito dont la vie est sensiblement différente. Si les 2 premiers sont devenus des despotes du fait de leur volonté propre, et n'ont cessé leur 'carrière' que du fait de la maladie et de la mort, le dernier a eu un parcours qui s'est déroulé en sens inverse. Né pour régner, considéré comme un dieu vivant de par son ascendance, il a su évoluer vers une condition d'homme ordinaire plus proche de ses désirs.
De même si les serviteurs, courtisans et personnages féminins sont assez passe-partout pour rentrer dans le cadre imposé, il est difficile de voir en Speer, Staline et McArthur des personnages équivalents, notamment au vu de leur parcours ultérieur.

Le discours de Wolfskers est donc très réducteur par rapport à celui de Sokourov/Arabov. Il souligne l'hypertrophie des Egos qui conduit à nier l'individualité des autres, ravalés au rang de simples accessoires. Il rappelle que le pouvoir corrompt de façon consciente ou inconsciente.
Mais l'exercice se révèle assez scolaire et décevant, niant les spécificités de chacun des dictateurs et du contexte particulier à chaque époque.
Le dispositif scénique habituel à Cassiers est également assez mal utilisé, avec seulement quelques gros plans de vidéos floues. On aurait aimé voir utilisées quelques photos historiques, comme par exemple celle de McArthur avec HiroHito, seulement matérialisée par des effets de flashs.

Dans le même registre de 3 individualités enfermées dans un lieu clos en attendant leur jugement dernier, et dont on examine les crimes de leurs vies passées et leur future déchéance perpétuelle, Sartre avait réussi à faire quelque chose de beaucoup plus simple et nettement plus efficace.


Note: 6/10

Compléments :
> Le spectacle sur les sites du Théatre de la Ville, du Festival d'Automne et de la ToneelHuis.
> Les dates de la tournée sur LesArchivesDuSpectacle.
> Le dossier pédagogique du CRDP Paris.
> Les analyses et critiques de ThéatreContemporain, RueDuThéâtre, Telerama, SpectateurTurbulent, KissingAndHorridStrife, Les3Coups, L'Humanité, Tadorne.

02/08/2008

Kung Fu Panda (Dreamworks)

Kung Fu PandaLes Baguettes d'Or de Shaolin.

DreamWorks Animation dont les films ont toujours eu du mal à se hisser au niveau de ceux de Pixar, vient cette fois de frapper un grand coup.

Comme souvent dans les films destinés à un jeune public, le scénario prend la forme d’un récit initiatique, en l’occurrence celui du petit gros moqué par ses camarades qui devient le meilleur d’entre tous. C’est un aspect qui rebutera sans doute certains adeptes d’un cinéma ‘intello’. Mais les scénaristes se sont surpassés en intégrant l’univers du cinéma de Kung Fu de Hong-Kong, et arrivent à proposer plusieurs niveaux de lecture propre à satisfaire les plus exigeants. Il est rare de voir une telle connaissance du milieu sino-bouddhique dans un long métrage purement hollywoodien, et la philosophie qui s’en dégage est éminemment sympathique.

Passons rapidement sur l’importance du maître (Shifu) et de l’importance d’un enseignement direct qui permette de s’adapter aux capacités du disciple. Loin des méthodes modernes qui imposent les mêmes méthodes d’apprentissages à tous, et en démotivent plus d’un, le secret de la réussite passe par la recherche de la Voie propre à chacun. Copier son voisin ne mène pas à la réussite. C’est au contraire en sachant puiser au fond de soi-même, et en sachant convertir ses vices (ici la gourmandise) en énergie positive que l’on arrive à se dépasser et à se sublimer. C’est le principe du bouddhisme tantrique himalayen qui privilégie les ‘moyens habiles’ pour parvenir rapidement à l’illumination.

Le grand-maître tortue (symbole de sagesse et de longévité) nous livre par ailleurs de très belles leçons de bouddhisme Chan / Zen avant de fusionner avec l’Univers dans une pluie de pétales de pêchers [1]. Un très beau poème expose l’axiome du "Ici et Maintenant" [2]. La parabole du bol d’eau trouble [3] permet au héros d’appréhender le but à atteindre (les pouvoirs du Dragon).

Les différents styles de Kung Fu sont personnalisés par leurs animaux emblématiques (Tigre, Grue, Mante, Singe, Serpent), dans des décors particuliers au Sud de la Chine où les moines de Shaolin inventèrent ce style de combat, destiné à protéger les populations aux exactions des bandes armées.
La confrontation de la force brute des soldats Rhinocéros face à la technique de la Panthère, ainsi que celle du Panda contre celles des 5 cyclones, sont particulièrement spectaculaires. Mais les morceaux de bravoure du film sont évidemment ceux des maîtres parfaitement accomplis face aux adversaires les plus dangereux, grâce à un mouvement de baguette ou une pression des doigts.

Le seul regret que j’aurai, c’est celui de voir le rôle du disciple dévoyé symbolisé par une Panthère des Neiges, animal qui renvoie plutôt au Tibet. Etait ce une volonté de mieux faire accepter le film en Chine ? Si c’est le cas, c’est la seule faute de goût de ce superbe dessin animé qui mérite d’être vu par les petits comme par les grands.

[1] Les pêches d’immortalité sont censées donner leur longévité aux dieux dans le Paradis chinois. Ce sont elles que le Roi-Singe essaie de voler dans le récit du "Voyage vers l’Occident".
[2] Hier, c’est de l’Histoire. Demain, c’est une Hypothèse, Aujourd’hui est un Présent (dans le sens de Maintenant comme de Cadeau).
[3] L’Esprit est agité et troublé comme de l’eau remuée dans un récipient. Pour voir au-delà de la surface des choses, il faut faire le calme dans son esprit (méditation) de la même façon que de l’eau immobile devient transparente ou peut servir de miroir.

Note : 9/10



Compléments :
> Le site du film.
> Les impacts politiques en Chine sur LeMonde, Rue89.
> Les critiques de CommeAuCinéma, LeMonde, Télérama, Excessif, KrinEin, Cinémasie.
> Sur les Blogs: Cinémaniaque, CulturoPoing, Ultimatom, Matoo.