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19/06/2010

Théâtre de la Ville 2010 (Paris)

Théatre de la VilleRien de Bien Neuf.

 

Fin de saison au Théâtre de la Ville de Paris.

Comme l'année dernière, le bilan est très mitigé et les craintes qu'on pouvait avoir l'année dernière se sont largement concrétisées.

Côté réussites, on notera les prestations du Berliner Ensemble ("L'Opéra de Quat'Sous", "Richard II"), la reprise réussie de "Casimir et Caroline" (avec une excellente Elodie Bouchez à la place de Sylvie Testud), le superbe "Sin Sangre" du TheatroCinema, le très captivant "Par-dessus Bord" de Michel Vinaver en version japonaise, le très beau "Tempest" de Lemi Ponifasio, le toujours facinant Sankai Juku, l'énergique Savion Glover.

Moins réussis, l'"Amphitryon" de Molière par Bérangère Jannelle (trop daté pour intéresser) ou le peu convaincant "Songs from Before" de Lucinda Childs (auto-plagiat du "Dance" de 1979).

Au fond du gouffre, les décevants Heiner Goebbels, Lia RodriguesPadmini Chettur, et les habituels tacherons surestimés (Jan Fabre, Boris Charmatz, Alain Platel, Maguy Marin, ...).

Côté Musiques du Monde, une programmation assez équilibrée, avec des valeurs sûres toujours au top (Indes, Asie Centrale) et des découvertes qui méritaient le déplacement (brésiliens de Renata Rosa, irlandais d'Altan, norvégiens de Majorstuen, ...).

Un bon point également pour les rencontres autour de certains spectacles, notamment le cycle de 4 conférences sur la Danse au XX-ième siècle animé par Sonia Schoonejans.

Cette fin juin joue bizarrement les prolongations avec une programmation italienne sans grand éclat, effectuée en collaboration avec le Picolo Teatro de Milan. La placer en pleine coupe du monde footballistique, était déjà plutôt maladroit, mais il manque une locomotive susceptible d'attirer le public parisien peu au fait de l'actualité théâtrale de l'autre côté des Alpes. En outre, présenter une pièce de Jean-Luc Lagarce (Juste la Fin du Monde) en italien sous-titré, alors qu'elle a largement été représentée ces dernières années (en version originale française) sur les scènes nationales (notamment pendant l'année Lagarce en 2007) est particulièrement stupide.

Le but affiché par ces alliances est de tisser des liens avec de grands théâtre européens.
Faut-il rappeler que cet objectif est déjà celui du Théâtre des Amandiers de Nanterre, qui est membre de l'Union des Théâtres d'Europe (17 grands théâtres européens). Pourquoi ne pas adhérer à cette structure et vouloir créer une structure concurrente ? Comprenne qui pourra.

 

La saison 2010/2011 a été présentée le 28 mai aux abonnés.

Cette année, le programme musical a finalement fait l'objet d'une (petite) présentation, la plus grande partie du temps étant quand même consacrée à la Danse et surtout au Théâtre.

Pas de grands changements par rapports aux années précédentes.

On notera une intéressante ouverture vers le théâtre russe (Gogol, Tchékhov), japonais (Shun-Kin) et la poursuite des reprises de grands classiques : Ionesco (Rhinocéros, Délire à Deux), Shakespeare (le Conte d'Hiver, les Sonnets), Christopher Marlowe (Docteur Faustus) ou Corneille (Suréna, Nicomède).

Sinon le copinage joue à plein, avec cette année une carte blanche à Patrice Chéreau, à un tarif très supérieur à la moyenne (pourquoi ?).

Dans les modernes, seul le TheatroCinema semble à voir absolument.

Côté Danse, pas grand-chose d'original à part Robyn Orlin (dans le cadre du Festival d'Automne), Yasuko Yokoshi (mélange de kabuki japonais et de modern dance américaine), Gary Stewart/Australian Dance Theatre et VA Wölf/Neuer Tanz.

Ceux qui choisiront d'aller voir les francos-belges responsables des plus mauvais spectacles présentés ces dernières années, n'auront par contre aucune excuse.

 


Dans la programmation à venir, j'aurai tendance à recommander:

Théatre/Opéra:
. "Le Mariage" (1835) de Nicolas Gogol, par le Théâtre Alexandrinsky de St-Petersbourg, du 29 septembre au 1-ier octobre 2010.
. "La Noce" (1889) d'Anton Tchekhov, par la compagnie Soundrama de Moscou, du 19 au 23 octobre 2010.
. "Shun-Kin" (1933) de Jun'Ichiro Tanizaki, par la compagnie Complicités, du 18 au 23 novembre 2010.
. "Docteur Faustus " (1589) de Christopher Marlowe, par Victor Gauthier-Martin, du 8 au 18 décembre 2010.
. "El Hombre que daba de beber a las mariposas" (création) par la compagnie TheatroCinema, du 21 au 30 décembre 2010.
. "Nicomède" (1651) et "Suréna" (1674) de Corneille, par Brigitte Jaques-Wajeman, du 26 janvier au 12 février 2011. 
. "Le Conte d'Hiver" (1611) de Shakespeare, par Lilo Baur, du 29 mars au 9 avril 2011.
. "Rhinocéros" (1959) d'Eugène Ionesco, par Emmanuel Demarcy-Mota (reprise), du 29 avril au 14 mai 2011. 
. "Délire à deux" (1962) d'Eugène Ionesco, par la compagnie Trajectoire-ADM, du 18 au 28 mai 2011. 
. "Fous dans la Forêt" d'après les "Sonnets" (1609) de Shakespeare, par Cécile Garcia Fogel, du 8 au 25 juin 2011.

Danse:
. "Walking next to our shoes... intoxicated by Strawberries and Cream, we enter continents without knocking..." (2009) par Robyn Orlin, du 5 au 9 octobre 2010.
. "Tyler Tyler" (création) par Yasuko Yokoshi, du 16 au 20 novembre 2010.
. "Be Your Self" (création) par Gary Stewart et l'Australian Dance Theatre, du 16 au 19 février 2011.
. "Ich sah: Das Lamm auf dem Berg Zion, Offb. 14,1" (création) par VA Wölf et le Neuer Tanz, du 24 au 28 mars 2011.

Concerts:
. Kamel El Harrachi (Chaâbi, Algérie), le 2 octobre 2010.
. Spokfrevo Orquestra (Brésil), le 30 octobre 2010.
. Hedin, Björnlert et Pekkari (Suède), le 13 janvier 2011.
. Musiques d'Azerbaïdjan, le 7 février 2011.
. Ny Malagasy Orkestra (Madagascar), le 7 mars 2011.
. Musiques classiques et populaires du Paraguay, le 2 avril 2011.
. Pandit Vishna Mohan Bhatt (veena) et Divana (Inde), le 30 avril 2011.
. Musiques d'Afghanistan, le 8 mai 2011.
. Wu Man (pipa, Chine), le 14 mai 2011.
. Arsad Ali Khan (chant khyal, Inde du nord), le 28 mai 2011.
. Kaushiki Chakrabarty (chant khyal, Inde du nord), le 26 juin 2011.
. 17 Hippies (Berlin), le 30 juin 2011.

> La brochure du programme est déjà disponible en pdf.

19/02/2010

Festival de l'Imaginaire 2010

Festival Imaginaire 2010Le Patrimoine Culturel Immatériel en Action

 

Comme tous les ans, à la même époque, la Maison des Cultures du Monde (association culturelle dépendant de l'Alliance Française) organise son Festival de l'Imaginaire.

Le but est de faire connaitre des formes scéniques rares ou peu connues, souvent issues d'une tradition ancestrale, souvent pratiquées par des amateurs ou des artistes uniquement connus localement. Le réseau des Alliances Françaises à l'étranger est évidemment fortement sollicité pour faire connaitre de vrais artistes typiques, en dehors des modes imposées par la "Mondialisation".

C'est toujours particulièrement enrichissant, et on peut y voir des spectacles qu'on ne rencontre pratiquement jamais dans les autres salles parisiennes (opéra chinois, théâtre rituel indien, gamelans indonésiens, théâtre d'ombres, cérémonies vaudous, ...).

 

Dans la prochaine livraison, j'aurai tendance à recommander:

. Krishnanattam (Théâtre rituel du Kerala), du 11 au 14 mars à la MCM.
. Ensemble Baramgot (musique coréenne), du 12 au 13 mars à l'auditorium du Musée Guimet.
. "Portrait of Love" (Opéra classique Kunqu) par la compagnie ½Q (Taïwan), du 16 au 17 mars à la MCM.
. Silvia Maria chante le Oaxaca (Mexique), du 22 au 23 mars à la MCM.
. Maîtres du Mohini Attam (Danse classique du Kerala), du 27 au 28 mars à la MCM.
. Bardes du Shirvan (Mugham d'Azerbaïdjan), du 29 au 30 mars àla MCM.
. Liao Wen-Ho et ses Marionnettes Magiques (marionnettes à gaine de Taïwan), du 1 au 5 avril à la MCM.
. Blue Gaze Mento Band (Mento jamaïcain) + DJ set de Winston "Merritone" Blake, du 7 au 8 avril à La Bellevilloise.
. "La Fugue de Zhubun et du Fantôme" (Opéra Nanguan) par le Gang-a-tsui Theater de Taipei (Taïwan), du 13 au 14 avril à l'amphithéâtre de l'Opéra Bastille.
. Cérémonie des moines tibétains du Monastère de Nechung, du 15 au 17 avril à l'amphithéâtre de l'Opéra Bastille.

 

Le programme complet est .

 

NB: Le tarif Abonnés (- 33%) est disponible au guichet de la MCM à partir de seulement 3 spectacles achetés, et permet de bénéficier de tarifs privilégiés pour les saisons en cours de l'Auditorium du Louvre, de l'Institut du Monde Arabe et du Festival d'Ile de France 2010.

 

> Les Festivals précédents sur le site de la MCM.

13/02/2010

Alexandra David-Néel "Mon Tibet", de Michel Lengliney

Alexandra David-Néel: Mon tibetLe Dragon et la Tortue.

 

En 1997, Jean-Jacques Annaud et Brad Pitt avaient permis de faire connaître au grand public le destin extraordinaire d'Heinrich Harrer, qui avait passé "7 ans au Tibet" auprès du Dalaï Lama.

Il est un personnage tout aussi important dans l'histoire de la région, qui mériterait d'être le sujet d'un grand film d'aventures.

En 1924, Alexandra David-Néel (1868-1969) avait été la première occidentale à atteindre Lhassa, alors totalement interdite aux étrangers.

Femme aux vies multiples, A.D-N avait entamé à 43 ans une carrière d'exploratrice en Asie, avoir été, entre autres, suffragette anarchiste en Europe et chanteuse lyrique à l'opéra de Hanoï.

 

"Mon Tibet" se déroule pendant les 10 dernières années de sa vie, à l'occasion de 3 moments clés : l'arrivée de Marie-Madeleine Peyronnet (29 ans en 1959), la situation 7 ans après, et la dernière année d'A.D-N à Samten Dzong.

 

Un auteur pas très connu et une petite salle de Montparnasse pouvaient faire craindre à une pièce de seconde zone. La renommée des 2 actrices laissait cependant augurer de quelque chose d'intéressant, et le bouche à oreille commençait déjà à alimenter un buzz très élogieux.

 

Hélène Vincent (un César pour "La Vie est un Long Fleuve tranquille") et Emilie Dequenne (Prix d'interprétation à Cannes pour "Rosetta") sont complètement dans la peau de leurs personnages. L'évolution de M-M.P, qui s'affirme progressivement, professionnellement et humainement, face au Dragon qu'est A.D-N est particulièrement bien rendu. Le 'pitch' est en partie celui de "Tatie Danielle", en beaucoup plus drôle, plus émouvant et plus intéressant sur le plan historique.

Les bons mots et les vacheries fusent, rythmant les souvenirs des pérégrinations passées et les problèmes liés au grand âge. Les connaisseurs de l'oeuvre d'A.D-N se retrouveront en terrain connu, mais les autres trouveront également beaucoup d'intérêt à cette confrontation entre 2 femmes que pratiquement tout oppose, sauf leurs caractères aussi affirmés d'un côté comme de l'autre.

 

La mise en scène est également particulièrement efficace, sans temps morts, et sachant jouer aussi bien avec l'avant-scène qu'avec les éléments du capharnaüm disséminé sur le plateau.

La pièce est relativement courte et ne présente que quelques faits représentatifs de la vie des 2 femmes. Ça pourra sembler trop court à ceux qui connaissent en détail les tribulations d'Alexandra ou le travail impressionnant de M-M.P à la tête de la Fondation Alexandra David-Néel.

Mais l'essentiel est là, mettant bien en valeur la psychologie des personnages, et l'ensemble dégage une émotion palpable, mesurable aux applaudissement fournis accompagnants les nombreux rappels.

 

Reste le mystère impénétrable de la vie d'A.D-N. Elle était devenue une des meilleures connaisseuses occidentales du Bouddhisme. Elle fut ordonnée lama après avoir suivi tout le cursus nécessaire (y compris une retraite dans une grotte du Sikkim, ravitaillée 2 fois par an). Elle pouvait discuter d'égale à égal avec les plus grandes sommités intellectuelles du bouddhisme tibétain de l'époque.

Pourtant, elle fut incapable de juguler son Ego et, jusqu'à la fin, fut autoritaire, égoïste, cassante, blessante, incapable d'être en harmonie avec son entourage, persécutant la seule personne capable de la supporter.

Comme dans la fable, c'est la "Tortue" qui a gagné la course, en se révélant finalement plus bouddhiste que sa compagne de route partie avant elle.

 

Note: 9/10


Compléments :
> "Dix ans avec Alexandra David-Néel" de Marie-Madeleine Peyronnet.
> Le documentaire "Alexandra David-Néel: du Sikkim au Tibet Interdit" (1992) qui suit Marie-Madeleine Peyronnet au Sikkim dans le monastère où Alexandra David-Néel avait fait une retraite.
> Les avis de WebtheaLaBoiteASorties, TheatrothèqueLes3Coups, TheatroramaTheatrauteur, FroggysDelightCritikator, Tinou.

 


Alexandra David Néel racontée
envoyé par Be-Noot.

30/01/2010

Tempest: Without a Body, de Lemi Ponifasio

Tempest: Without A Body de Lemi PonifasioButô Samoan.


Un monolithe sombre surplombe la scène.
Mais pas celui de "2001, l’Odyssée de l’Espace" qui apportait aux singes les clefs de leur avenir futur dans la communauté des espèces intelligentes de l’Univers.
Là, c’est plutôt l’Etoile Noire, symbole d’un pouvoir impérialiste et colonisateur, celui des occidentaux ayant ‘découvert’ les îles du Pacifique.
Sous son influence, l’homme debout est amené à se courber, pour finir complètement couché.
Le sang des populations locales rougit la stèle.
Un Ange aux ailes brisées a beau hurler son désespoir, il ne peut pas faire grand chose, sinon purifier/sanctifier le sang versé et recueillir le cadavre d’un homme-animal mort d’avoir trop tourné en rond dans sa cage.

 

C’est esthétiquement sombre, beau, fascinant, ça ressemble au Butô de Sankai Juku en un peu plus dynamique.
Danses polynésiennes, sans chants et sans colliers de fleurs, se mêlent aux rituels hakas, dans des tuniques noires de style plutôt chinois (du temps des Concessions).
Les mélopées évoquent celles des rituels bouddhistes.

Le problème est que ça reste très hermétique pour le spectateur lambda.
Il faut avoir lu le dépliant (trop succinct) pour savoir que l’Ange est inspiré d’un tableau de Paul Klee (l’Angelus Novus), ou que la photo projetée est celle d’Ahmed Zaoui, intellectuel algérien réfugié en Nouvelle-Zélande.
La référence à Shakespeare est aussi moins parlante pour un français qu’elle ne le serait outre-manche.
Sinon, pas de traductions, même pour le pamphlet du chef maori Tame Iti, diatribe anti-colonialiste adressée (paraît-il) à la reine d’Angleterre.
Il aurait fallu être un peu plus explicatif. Mettre des sous-titres aux moments les plus opportuns, ou mettre la traduction dans la brochure, en indiquant au moins succinctement le contexte historique et politique propre aux Samoas, que bien peu de français seraient capables de mettre sur une carte.
Déportations de bagnards, évangélisation forcée, essais nucléaires (de Bikini à Mururoa), pollution des mers, mort des barrières de coraux, submersion des iles à cause du réchauffement climatique, …, l’Océanie a connu bien des déboires depuis le 19-ième siècle.
C’est bien d’en parler. Encore faut-il s’assurer d’être compris.

 

Compléments :
> Le spectacle sur les sites du Théatre de la Ville et de la companie MAU.
> Dossier Pdf du Grand T (Nantes).
> Les avis de Libération, LeMonde, LesEchos, LeNouvelObsObiwi, ConfitureDansLesOreilles, BienCulturel.

 

29/11/2009

Pororoca de Lia Rodrigues

Pororoca de Lia RodriguesTristes Tropiques.

"Pororoca", c'est la vague qui vient de l'océan et qui remonte le fleuve (l'Amazone) à contre-courant.
C'est une bonne métaphore pour ce (triste) spectacle, tsunami d'eau salée qui détruit l'écosystème fluvial dans lequel il s'est engouffré.

Il n'y a en fait pas grand chose à sauver de cette 'performance', analogue à celles qui sont d'habitude filmées pour être projetées dans les musées d'Art Moderne, où personne ne les regarde (sauf peut-être à Beaubourg).
Pendant à peine 50 minutes (mais ça parait très long), gesticulations incohérentes et maladroites se succèdent, entrecoupées de séances de poses mettant en évidence la vacuité du propos.
Censé être une "évocation des relations entre le collectif et le singulier" (dixit le programme), ça ressemble plutôt aux mouvements browniens d'un groupe d'amibes vues sous un microscope.
Seul (petit) moment intéressant: la sortie de scène, où le groupe coule dans la salle comme du lait qui déborderait de sa casserole, puis remonte les gradins comme un 'blob' visqueux. Mais les 4/5-ièmes de la salle ne peuvent le voir (il faut vraiment être très près d'eux).
A part ça, il ne se passe rien, hormis les habituels dérivatifs des troupes médiocres, à savoir l'exhibition des quelques seins et quéquettes, et la simulation de quelques actes sexuels, qui laissent la salle plutôt froide, tellement on en a vus ces dernières années.

J'avais choisi ce spectacle en pensant que le Brésil était capable d'apporter du sang neuf dans un milieu où la consanguinité a fait pas mal de ravages. Mais il faut se rendre à l'évidence. Les favelas de Rio ont également été infectées par les grands virus occidentaux (Lia Rodrigues a été formée par Maguy Marin). Au lieu de valoriser leur patrimoine (Samba, Capoeira, danses indiennes, ...), ils ont préféré la verroterie de leurs (neo)colonisateurs, et finissent dans le caniveau comme leurs ancêtres, contaminés par la variole et l'alcool frelaté.
C'est d'autant plus dommage que mercredi (le 25/11), Renata Rosa et son groupe présentaient un excellent concert mélangeant la musique traditionnellement métissée du Brésil avec les polyphonies amazoniennes des tribus Kariri-Xoco. Comme quoi, il est possible d'innover sans se couper de ses racines (et sans montrer son cul).

Note: 1/10

Compléments :
> Le spectacle sur les sites du Théatre de la Ville et du Festival d'Automne.
> Les avis de BlogCulturel, Palpatine, UnSoirOuUnAutre, ImagesDeDanse, ConfitureDansLesOreilles.